Inventaire du patrimoine naturel de Collonges sous Salève

En matière de protection du cadre de vie, qu’il s’agisse du patrimoine naturel ou des paysages, les associations locales, souvent reconnues par les pouvoirs publics, constituent un atout de première importance. Le statut d’association présente en effet un certain nombre d’avantages, et en particulier celui de conférer une légitimité et une notoriété certaine dans la société civile auprès des élus, de l’administration, des entreprises et des citoyens.

En  2001, c’est déjà l’APEC par le biais de son Président d’alors,  Mr Fisson, qui a cartographié les ruisseaux et autres trames bleues de Collonges dans le cadre du contrat  rivières initié par la CCG. Il avait cette phrase comme postulat :  « L’eau qui est un symbole et un objectif très fort en matière de développement durable doit rester une priorité de lAPEC. Toujours la rivière coule, elle véhicule nos comportements en matière d’environnement, structure le paysage urbain et l’environnement de manière incontournable, elle impose les biotopes qu’elle génère, et que l’on doit faire respecter. »   La Drize

Dans le cadre de l’élaboration du nouveau PLU de Collonges-sous-Salève, l’APEC a travaillé pour apporter sa contribution à ce chantier en participant, aux différents ateliers ou réunions, et en fournissant bon nombre de documents et inventaires, recueillis par ses soins ou réalisés à son initiative. Dans cette optique,  l’APEC a beaucoup œuvré pour, entre autres, recenser le patrimoine naturel de Collonges et ensuite en communiquer les résultats  à la commission PLU. Nos constats ont été consignés dans le registre municipal ouvert à cet effet afin qu’ils soient intégrés dans le futur PLU .

Voici une synthèse de nos contributions, elle  décrit aussi par quels processus nous les avons obtenues ( les liens vous donneront accès aux courriers s’y rapportant)

– En  2013,  la participation de nombreux membres de l’APEC aux ateliers organisés par la mairie dans le cadre de  l’élaboration du nouveau PLU s’est plus particulièrement concrétisée par un travail de trois de ses membres sur la cartographie de Collonges.
Le résultat a été  transmis  à l’urbaniste en charge du dossier, il  a été 
montré  lors de la présentation publique du diagnostic.

– Fin 2013, début 2014, dans le cadre de l’ inventaire des chênes porteurs du  Grand Capricorne, l’APEC a apporté son aide sur le terrain à Apollon 74. Ce travail, mandaté par la CCG et effectué sous la direction d’une association experte en environnement, a aiguisé notre regard sur les zones naturelles de Collonges à sauvegarder. Ce qui ensuite, nous a conduit à demander à un ingnieur diplômé de l’HEPIA (Lullier), une expertise environnementale sur certains points qui méritaient une étude précise.

– Février 2014, participation de l’APEC à une deuxième réunion de travail sur le PADD programmée par la Mairie. Le cabinet EPODE propose d’« inverser le regard ! ». Cette démarche, que l’APEC valide, indique « qu’il faut donc d’abord, inventorier au plus juste tous nos patrimoines naturels, avant toute urbanisation ».

– Fin Mars 2014, lAPEC suit la consigne ci -dessus et inscrit dans le registre ouvert à cet effet, toutes les données sur la biodiversité de Collonges dont elle a connaissance à cette époque.
courrier PADD 

– Parce que l’étude du rapport CAUE commandité par l’ancienne municiplité mettait en évidence  le Nant des Moulins comme un    corridor biologique, en Juin 2014, l’APEC en fait le thème de sa visite participative annuelle. Cette action débouchera d’abord sur une exposition pédagogique offerte aux enfants de Bossey,  d’Archamps et de Collonges. Ensuite avec l’aide logistique de la FRAPNA, des membres de l’APEC l’ont cartographié et ainsi le Nant des moulins a pu être répertorié  à l’IGN voir les quatre cartes (Source/ Bifurcation/Est/Ouest)Cette action lui a donné le droit d’être considéré dans le PLU comme corridor biologique et aussi ruisseau transfrontalier. L’APEC (voir lettre de motivation) et  la FRAPNA  projettent de continuer de travailler de pair pour  renaturer  les  ripisylves et  réguler le débit de ce nant : courrier pour l’enquête publique .

– En 2016, le rapport qu’Apollon 74  a consigné dans le PLU de Collonges nous est communiqué. Cet inventaire nous informe, entre autres, que certaines zones  naturelles humides  demandent à être expertisées comme telles. A ce sujet, l’étude des terrains, du  diagnostic et d’une  OAP de l’ancien PLU nous avaient déjà  interpellés. Comme Asters est le seul interlocuteur qui peut valider ou non notre demande, l’APEC le contacte voir courrier à Asters. Ce n’est que fin Mars 2016 qu’Asters vient à Collonges et expertise trois terrains comme zones humides ponctuelles.

Echanges de courrier avec Asters

Zones humides diagnostic

Plan zones humides

Compte rendu zones humides

Fiche urbanisation zones humides N°3.1 de Rhône-Alpes

Fiche urbanisation zones humides N°3.3 de Rhône-Alpes

La suite de cet article est le récapitulatif du patrimoine naturel de Collonges, tel que l’APEC l’a inventorié.

Par le biais d’une visite de Collonges sous Salève,  succincte , concernant le Bâti (qui n’est cité que dans le but de  situer le travail sur le patrimoine naturel voir l’article Visite de Collonges en images nous vous présentons ici, les sources, zones humides, ruisseaux ou nants  ainsi que les parcs, haies, arbres remarquables et points de vue …

Route de Genève : Arborisation récente mais conséquente de platanes sur la place et en bordure de la  route venant de St Julien.

Ancien café Genoux : trois grands arbres (platane, marronnier tilleul) Le ruisseau des Fins et une belle haie d’arbres marquent la frontière, de la place du marché et se prolongent jusqu’à la zone industrielle. A sauvegarder le long du ruisseau, un espace (contrat bords de rivières) pour un passage piéton : un bon moyen de relier la douane (arrêt de bus) et le P+R. Le long de la Drize, une autre haie remarquable. Si la désaffection de la zone de captage se concrétisait,  cet endroit pourrait devenir un parc de verdure en milieu urbain . Ce quartier très fortement urbanisé mériterait d’être ré -urbanisé (pour les anciens bâtiments) le tout accompagné d’un projet « verdure ». Le PLU pourrait obliger toute nouvelle construction de collectifs de s’accompagner de plantations d’arbres. Les anciennes, devraient être invitées à faire de même, le tout rendrait ce quartier plus agréable pour ses habitants.

Route d’Annemasse : Trois cafés restaurants datant du siècle passé sont toujours en activité,  restent uniquement… un tilleul et un gros platane.

Une maison de caractère : Le Floride entourée de nombreux arbres datant de la construction de la maison.

Route de Genève : Très bel exemple de ferme savoyarde (1831), n’ayant subi que peu de transformations, beaux platanes dans la cour et grand parc à l’arrière de la maison, comprenant de belles et grandes essences (beau et grand cèdre) il  mérite un classement zone boisée dans le PLU.

Quartier du pressoir groupe de maisons très anciennes :  de l’autre côté de la route, un moulin, que la Drize,  maintenue à ciel ouvert à cet endroit, faisait jadis fonctionner. Une haie conséquente de grands arbres est plantée, de la résurgence de la Drize jusqu’au niveau de la jonction avec l’autoroute.

Rue Verdi : Cônes de vues sur le bassin Genevois et sur le Salève.

Une belle « Maison forte Savoyarde », qui est déjà répertoriée dans la Mappe Sarde de 1730. Parc comprenant entre autres, de beaux marronniers, etc. Chênes porteurs du Grand Capricorne le long du talweg jouxtant l’autoroute .

Le cœur du bourg :  arborisation publique récente

Route de Bossey/ Chemin des Bornands/ Route des Crêts : cônes de vue sur le bassin Genevois et sur le Salève.

Une bonne dizaine de maisons de caractère de villégiature datant de 1900 -1920 environ sont réparties dans ces trois rues. Beaucoup possèdent encore leurs arbres d’origine. Beaux marronniers et platanes.

Route du Fer à Cheval  : belle haie de grands arbres de chaque côté de la route  dans l’ espace public. Très beau chêne, inventorié porteur du Grand Capricorne,  plus que centenaire à côté de la salle du Fer à Cheval, datant de l’époque de l’ancienne Prasle et faisant continuité avec la haie du chemin des chênes en face.

La Salle du Fer à Cheval : Bassin + croix de mission (1843),  marronnier.

Chemin des Chênes  : Château, dit «Le Grand Collonges» : Pour y accéder une allée de chênes aussi plus que centenaires, (mettre en lien avec celui contigu à la salle du Fer à Cheval) des cèdres magnifiques, le propriétaire des lieux nous informe qu’un spécimen de ces arbres est le plus beau du grand Genève. Un ruisseau (la  Fera) venant d’Archamps, appelé ici « la Cascade », rejoint la Drize qui traverse la propriété du Grand Collonges.

Maison de style Italien dite « la Petite Maison » construite en 1804  Dans son parc, beaux marronniers et Catalpas.

La Maison dite « Tapponnier » et son bassin, devenue depuis peu cabinet médical. De beaux spécimens de noyers poussent depuis des lustres le long du ru qui vient de chez Voirier et coule en limite du terrain.

Maisons fermes Savoyardes, tout le pâté de maisons du quartier du Bourg d’en haut, et son bassin. Platanes et marronniers et autres essences. Du début de la route du Poirier à l’âne, belle vue sur une splendide haie de peupliers plantés le long d’un des côtés d’un chemin des chênes, et sur la campagne genevoise

Route  des Manessières : Cônes de vues de face sur le lac Léman et le canton genevois et de dos sur les falaises du Salève (la Corraterie et le trou de la Tine) une des rares routes collongeoises sans trop de dénivelé, propice à la promenade en famille.

Typique maison de villégiature : époque 1920, beaux arbres anciens marronniers et chênes.

Chemin de Corbaz : cônes de vue sur la plaine genevoise et le Léman. Les immeubles Novarina construits sur l’ancienne propriété  « La Prasle » sont entourés de  marronniers âgés maintenant de plus de 40 ans. Un ru canalisé par la commune coule tout le long du chemin de Corbaz. Au bord, des anciens poiriers y poussent et il y a un  ancien verger en haut du terrain jouxtant le hameau de Corbaz.  Le terrain « Les Manessières » est très humide (sources) En bas du terrain une zone humide ponctuelle est validée par Asters.

Maison « Les Lavieux » 1913 entourée d’un très beau parc (arbres d’ornements, conifères et fruitiers, prairies) datant de la construction de la maison, une source descendant du Salève en la traversant, irrigue la propriété. (Iris d’eaux)

Route des Manessières : nombreuses  maisons campagnarde, de villégiatures ou ancien hôtel comprenant platanes, cèdres et marronniers .

Route de la Combe : cônes de vue sur la plaine genevoise et le Léman et de dos sur les falaises du Salève. Belle haie de grands arbres. Maison de maîtres (1899) construite sur un très grand terrain arboré d’arbres anciens, c’est une véritable forêt qui se prolonge sur deux autres propriétés privée et municipale, attention sa non prise en compte dans l’ancien PLU 2010 a été une des raisons de son annulation.

Les Terrasses quartier et route / Chemin des Ragets : Cônes de vue sur la plaine genevoise et le Léman et de dos sur les falaises du Salève. Forêt municipale de l’ancien domaine du CIRTA, haie remarquable longeant le chemin des Longets, se prolongeant  en traversant la route en direction de Combamat. Sous la Combe, le Nant des Moulins, un corridor biologique coule en partie sur Bossey  pour rejoindre ensuite le ruisseau des Marais en Suisse.  Asters y a validé une zone humide ponctuelle et une source.

La Saisiaz : comporte  une zone de forêt protégée. Zone Natura  2000  avec des zones humides déjà répertoriées et  des pins à crochets etc… mais attention aux risques d’éboulements répertoriés, l’APEC insiste sur le besoin qu’un plan de prévention des risques naturels soit mis en chantier à Collonges.

Route de la Croisette : Cônes de vue sur la plaine genevoise et le Léman et de dos sur les falaises du Salève. Anciens hôtels Collongeois, « Beau site » et restaurant des Nations, Parc de grands arbres, le Nant des Moulins capté un peu plus haut, irrigue toutes les parcelles où il passe et finit de l’autre côté de la route, en deux branches, direction Bossey et Collonges.

Près des tennis, la maison des Sauveteurs du Salève.  En face d’elle, les célèbres rochers des « Varappes» qui ont donné leur nom à l’activité des «escaladeurs» domaine protégé,  flore endémique, due à l’exposition et la nature du terrain, unique au Salève à recenser Natura 2000. Le bâtiment des Sources, et d’autres anciens hôtels bistros très représentatifs de l’époque 1900/1920, « Le Parc, La Clairière, le Carrousel » et bien sûr, leur raison d’avoir été construits ici : une belle cascade descendant du Salève dans une zone de forêt  comprenant aussi une  zone de captage toutes deux protégées.

Le bâtiment du séminaire Adventiste 1927 (et un très beau parc, cèdres et autres nombreuses essences d’arbres). Cônes de vue sur la plaine genevoise et le Léman et de dos sur les falaises du Salève

Chemin de Bottecreux : Cônes de vue sur la plaine genevoise et le Léman et de dos sur les falaises du Salève.

Route du Coin : Hôtel des Alpes, habilement converti en habitation,  avec la volonté de garder la spécificité des lieux. Beaux buissons de buis datant de l’époque de l‘exploitation de l’hôtel. Le chalet des Roses, parc de beaux résineux.

Route de la Diotiére : Haie remarquable refuge par périodes pour les chauve-souris (hélas un bonne partie a déjà  été abattue lors du lotissement de la parcelle). Grande zone humide ponctuelle.

Cônes de vue sur la plaine genevoise et le Léman et de dos sur les falaises du Salève.

Au coin : Ancien café épicerie Lachenal, platanes. Belles haies de deux cotés de la route qui mène du Coin à chez Voirier.

L’oratoire du sentier d’Orjobet.  Verger communal et une zone humide ponctuelle.

Route du poirier à l’Ane  : Cônes de vue sur la plaine genevoise et le Léman et de dos sur les falaises du Salève. Six  gros saules caverneux, (refuge pour les chouettes). Un ruisseau ( le Pâquis ? ) semi enterré venant du Salève via le  verger communal et  la  zone humide ponctuelle. A gauche en descendant le Vallon (les Eterres, Vignes blanches etc.) magnifique zone agricole avec haies sauvages. Chemin pédestre, dit « des vignes » passant au travers le coteau, prairies et vieux noyers, haies, sources nombreuses, deux zones humides ponctuelles, situées dans un grand espace naturel  rare endroit comprenant encore pas mal de biodiversité sont à mettre en valeur.